Collectif DF*

Collectif DF* est l’espace d’expression familial, la Darma Familly, la famille Darmagnac, constitué en collectif depuis 2010.
Selon les projets, la composition est variable autour du noyau dur.

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stock I

Saxifrage I

Video documentaire d’installation performative
Saxifrage, 2016
300 x 250 x 120
Production Ciam La Fabrique
Pics @junehoshibo

Saxifrage II

Une pièce réalisée, c’est un peu comme une histoire qui se déploie.
Ici nous avons Saxifrage II.
Saxifrage signifie la pierre (saxi) qui se brise (fragere) en latin.
C’est un nom de fleur magnifique qui existe dans des hauteurs austères et qui ne survit que parce qu’elle s’ancre dans les fissures des roches. Une fois installée elle croît jusqu’à faire éclater la pierre par ses faiblesses de structure.
Elle existe durement. C’est un petit miracle à elle seule.

L’homme est rarement en présence du sublime des chutes de pierres en montagne. C’est un moment émouvant, surprenant, effrayant.
Notre goût de l’arpentage et notre besoin de confrontation aux phénomènes et leur intensité nous mène à produire des pièces qui convoque cette tension.
Si poétique qu’on pourrait en chialer.
Un bloc de marbre est choisi dans une carrière.
Lui, et seulement lui, au milieu des fragments de montagne.
Il est transporté difficilement jusqu’à son emplacement performatif.
Un ciment de fragmentation est introduit par forage.
Le vernissage commence et la fracturation aussi.
Craquements, fragmentations, sons telluriques, le spectaculaire est latent. Ou peut-être déjà là.
Entre inquiétude et fascination nous assistons au sublime.
Au merveilleux. A la vitalité du roc, sollicité dans la force contraire de sa création par compression.
La rupture progressera durant la durée du vernissage, de l’exposition. Lentement.
Le vivant s’intégrera, la pierre se délitera.
Ceci est la pièce dans sa propre existence.
Mais il faut équilibrer les espaces et les volumes dans une proposition.
Enfin, c’est ce que nous souhaitons dans notre travail.
Saxifrage II n’est pas dans un lieu neutre. Il est important de le considérer.
Nous sommes dans le paysage d’une abbaye en rénovation.
L’Abbaye cistercienne de l’Escaladieu.
Nous choisissons de faire un « emprunt de paysage » (le shakkei japonais) et d’accepter la configuration de l’espace que Erika Bretton nous confit : un rectangle de pelouse plantée d’un cèdre gigantesque.
Incroyablement, pour nous intégrer sans nous imposer, il fallait que nous soyons dans un espace propre qui nous lierait à l’histoire du lieu, ou tout du moins à sa symbolique.
Escaladieu signifie « échelle des dieux ».
soit un lien transcendant ou d’ascention, ou bien une dimension.

Nous avons choisi l’espace de l’himorogi.
Les himorogi (神籬?, lit. « clôture divine ») dans la terminologie shinto sont des espaces sacrés ou des autels utilisés pour le culte. Un espace fermé par des cordes simples, qui dédie le secteur clôturé aux dieux. L’himorogi est une invitation au repos des divinités.
L’himorogi possède un point central : « l’arbre » ou la représentation de l’arbre.
Les himorogi au Japon se rencontrent le plus souvent sur les sites de construction, où, après utilisation, ils restent en place un certain temps avant que les travaux ne se terminent.
Cela nous semblait extrêmement probant.
Puis il a fallut équilibrer l’espace de l’himorogi inclut dans l’Abbaye.
Le carré de 13 x 13, l’arbre, la roche, le vide, le plein, … .
Là se dessinait des masses et des formes : des arcs, des perspectives, des aplats.
Des coursives, des déambulations, des plantations, des toits, la vallée.
La trinité n’est pas que catholique. Elle crée l’équilibre de façon plus générale.
Soit par l’ordre soit par le désordre, divinement ou matériellement.
Il fallait une masse en trialogue avec La pierre en transformation et l’arbre en croissance.
Nous avons choisi un bloc déjà transformé en parallélépipède dans le marbre dit « d’Arrudi » comme la roche brute en fissuration, car ce matériau est l’élément principal de construction de l’Abbaye de l’Escaladieu.
Dans cet espace le « Merveilleux Vivant » sera la biodiversité qui se développera dans l’espace de l’himorogi, dans la puissance spirite de l’arbre qui pousse, de la pierre qui se brise, l’araignée qui glisse, et du lieu dédié à Dieu que nous ouvrons à d’autres formes de matérialités et réalités d’incarnation du merveilleux, de l’échelle divine.
Que ce soit spectaculaire et explosif ou lent comme un travail de naissance, nous sacrifierons notre patience et notre émotion au sublime.

A piece made is a bit like a unfolding story.
Here we have Saxifrage II.

Saxifrage means stone (saxi) that breaks (fragere) in Latin.
It is a beautiful flower name that exists in austere heights and survives only because it anchors in the cracks of rocks. Once installed it grows to the point of breaking the stone by its structural weaknesses.
Her existens is rude. her is a little miracle on her own.

Man is rarely in the presence of the sublime rockfalls in the mountains.
It’s a moving, surprising, frightening moment.
Our taste for surveying and our need to confront phenomena and their intensity leads us to produce pieces that summon this tension. So poetic that one could cry.

A block of marble is chosen in a quarry. Him, and only him, in the middle of the mountain fragments.
It is transported with difficulty to its performative location.
Fragmentation cement is introduced by drilling.

The opening begins and so does the fracking.
Cracks, fragmentations, telluric sounds, the spectacular is latent. Or maybe already there.
Between anxiety and fascination we witness the sublime. To the wonderful. To the vitality of the rock, solicited in the opposite force of its creation by compression.
The break will progress during the opening, the exhibition. Slowly.
The living will integrate, the stone will unravel.
This is the room in his own existence.
But you have to balance the spaces and the volumes in a proposal.Finally, that is what we want in our work.Saxifrage II is not in a neutral place.
It’s important to consider it.
We are in the landscape of an abbey under renovation.
The Cistercian Abbey of the Escaladieu.We choose to make a « landscape loan » (japanese shakkei) and accept the configuration of the space that Erika Bretton confines to us: a rectangle of lawn planted with a gigantic cedar.Incredibly, to integrate without imposing ourselves, we had to be in a clean space that would bind us to the history of the place, or at least to its symbolism.Escaladieu means « scale of the gods. »either a transcendent bond or ascent, or a dimension.

We chose the space of the himorogi.The himorogi (籬?, bed. « divine fence ») in Shinto terminology are sacred spaces or altars used for worship. A space closed by simple ropes, which dedicates the fenced area to the gods. The himorogi is an invitation to rest the deities.The himorogi has a central point: the « tree » or the representation of the tree. The himorogi in Japan are most often found at construction sites, where, after use, they remain in place for some time before the work is completed.That seemed extremely convincing to us.
Then it was necessary to balance the space of the himorogi included in the Abbey.
The square of 13 x 13, the tree, the rock, the void, the full, … .
There were masses and shapes: arches, perspectives, flats.Passageways, walks, plantations, roofs, the valley.
The trinity is not just Catholic.
It creates balance more generally.
Either by order or by disorder, divinely or materially.It needed a trialogue mass with The Stone in Transformation and the growing tree.
We chose a block already transformed into a parallelepiped in the so-called « Arrudi » marble as the raw rock in cracking, because this material is the main building element of the Abbey of the Escaladieu.
In this space the « Living Wonder » will be the biodiversity that will develop in the space of the himorogi, in the spiritual power of the growing tree, of the stone that breaks, the spider that slips, and of the place dedicated to God that we open to other forms of materialities and realities of incarnation of the wonderful, the divine scale.Whether spectacular and explosive or slow as a work of birth, we will sacrifice our patience and emotion to the sublime.

Saxifrage II,

Sacrifice de la patience au Sublime
☆ MERVEILLEUX VIVANT ☆
Collectif DF*
Abbaye de l’Escaladieu
11 juillet – 11 octobre 2020
Commissariat Erika Bretton
@erikabretton
@junehoshibo
@ambredark
@arnodarmagnac

2022

La Maison ARC-en-ciel

écosophie appliquée 2014/2022

#maisonarcenciel #lieudevie #collectifdf
Zaïa, 18 ans, aveugle et sans genoux, qui grimpait malgré tout aux arbres et sur mes épaules.
2020 cruel.
Le chat est mort. Vive le chat.
Romy, minette d’Arnaud, que l’on pourrait dire sublime tant elle est belle et sans gênes.
Lee, comme Bruce, chienne de Ambre, animal libre et joyeux, courant les oreilles dans le vent dans son territoire étendu après des chevreuils inatteignables.
Squat de Romy.
Vanitas et ses perceptions de l’espace très personnelles. Minette de Jade.
Riki, chien sauvage qui ne peut être touché et qui vit à juste distance de nous depuis 8 ans,
dans l’arbre creux du jardin ou les haies.
Il a eut 19 petits avec Lee et lui fit des offrandes de poules, ce qui compliqua les relations de voisinage.